Les élus s’adressent aux berneriens

Une salle comble pour la cérémonie des voeux qui s’est déroulée le 12 janvier 2013 dans une ambiance JAZZ décontractée avec le groupe Let’s cool.
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Ouverture de la Cérémonie des Voeux 2013 par le Conseil des Enfants
NOUS SOMMES EN 1863
Instituteur (GP) : Mesdemoiselles, messieurs, veuillez m’écouter je vous prie : Monsieur le maire et le conseil municipal souhaitent recueillir vos avis sur les besoins de notre nouvelle commune de La Bernerie.
Je vais donc vous interroger un par un tandis que les autres vont poursuivre leur travail. Nous commençons par l’école des filles.
Mademoiselle Juliette, veuillez vous mettre debout. Que proposez-vous à messieurs les conseillers municipaux ?
Juliette : Le chemin au bord duquel j’habite est boueux. Serait-il possible de l’empierrer afin que je ne salisse plus mes sabots en allant à l’école ?
GP : Voici une excellente première idée ; mais savez-vous qu’il y a de nombreux chemins en très mauvais état et que l’empierrement coûte cher ? Tout ne se fera pas en un jour. Merci mademoiselle. Mademoiselle Louna, à vous…
Louna : Le midi à l’école, nous mangeons sous le préau les aliments que nous avons apportés. La création d’une cantine permettrait de manger un repas chaud.
GP : Une cantine ? Mais qui préparerait à manger et vous surveillerait ? Dans quels locaux installerions-nous la cuisine et le réfectoire ? Vous n’y pensez pas ! Et vos parents accepteraient-ils de payer tout cela en plus? Veuillez vous rasseoir… Mademoiselle Anna, avez-vous une meilleure idée ?
Anna : Nous avons la chance d’avoir un médecin. Ce serait mieux si nous avions un pharmacien car acheter les remèdes au marché ne nous garantit pas leur efficacité.
GP : Mademoiselle, cette décision ne relève pas de la compétence du conseil. Néanmoins, je remarque votre désir d’améliorer la santé de tous. Je vous en remercie. Mademoiselle Amanda ? Levez-vous s’il vous plaît.
Amanda : Et si l’on créait un salon de lecture pour les pauvres gens qui n’ont pas les moyens de s’acheter des livres ?
GP : Je ne doute pas que monsieur le maire appréciera cette proposition tout à votre honneur. Merci… Mademoiselle Lou, avez-vous réfléchi ?
Lou : Oui, le matin et le soir, surtout en hiver, il fait noir. J’ai peur pour aller à l’école et rentrer à la maison. Les grandes villes sont éclairées. Pourquoi notre village ne le serait-il pas ?
GP : L’installation d’un éclairage des rues coûte très cher ; surtout qu’il faut quelqu’un chaque jour pour allumer et éteindre les lampes à pétrole. Je crains que votre demande ne soit pas acceptée… Mademoiselle Nina, quelle est votre proposition ?
Nina : Le chemin est long pour venir à l’école quand on habite la campagne. Nous sommes plusieurs à habiter le même hameau ; serait-il possible de construire une grande charrette à cheval avec plusieurs bancs pour emmener les enfants ?
GP : Vos parents et vos voisins ne pourraient-ils s’organiser plutôt que de tout attendre de la commune ? Il ya tant à faire qui concerne l’ensemble des habitants !
Mesdemoiselles, je vous remercie ; vous êtes attendues pour regagner l’école des filles.
Au tour des garçons, maintenant… Monsieur Clément, levez-vous s’il vous plaît et dîtes-nous ce que vous souhaiteriez pour la commune.
Clément : Il y a de plus en plus de charrettes à venir dans le bourg pour faire les achats. Elles s’arrêtent n’importe où et gênent le passage. Je souhaiterais qu’il y ait des trottoirs pour les piétons et des lieux réservés au parcage des carrioles et des tombereaux.
GP : Monsieur Clément, croyez-vous qu’un tel aménagement soit vraiment utile ? La marche à pied est le meilleur des sports, et elle ne coûte rien ! Monsieur Ronan, c’est à vous…
Ronan : La commune pourrait-elle acquérir une pompe à bras pour éteindre les incendies, et prévoir un local pour l’abriter et ranger le matériel de secours ?
GP : Voici une excellente idée qui va dans le sens de la sécurité et de l’intérêt de tous. Merci monsieur Ronan pour votre proposition qui, j’en suis sûr, recevra l’agrément de nos élus. Monsieur Isaac ?
Isaac : Pourquoi existe-t-il deux écoles, une pour les filles et une pour les garçons ? Une seule école suffirait et coûterait moins cher.
GP : Voici une question bien stupide. La mixité des écoles ne verra jamais le jour ; elle détournerait l’attention des garçons et des jeunes filles au lieu qu’ils se concentrent sur les apprentissages. Jamais ; vous m’entendez ? Jamais ! Faites-moi confiance ! Monsieur Julien, avez-vous une autre proposition à nous faire ?
Julien : Depuis la séparation des Moutiers et de La Bernerie, nous n’avons plus de garde-champêtre. Le conseil a-t-il prévu d’en employer un ?
GP : Vous avez raison ; d’ailleurs la loi fait obligation à toutes les communes rurales d’en avoir un. Monsieur Alex ?
Alex : Mes parents ont lu dans la gazette, « l’Union Bretonne », qu’il existe des machines à vapeur qui permettent de se déplacer facilement et rapidement d’une ville à l’autre. Est-ce que le train viendra et s’arrêtera à La Bernerie ?
GP : Sans doute ignorez-vous que les recteurs de nos paroisses sont très opposés à la venue du diable dans nos campagnes. Cependant, il faut vivre avec son temps. Je crois savoir que plusieurs projets sont en cours dont certains passeraient par La Bernerie.
Pour terminer, monsieur Alexis, qu’avez-vous donc à nous proposer ?
Alexis : Je voudrais juste vous demander de ne plus nous donner de devoirs à faire à la maison le soir. Après la journée d’école, nos parents nous demandent de les aider dans leurs travaux ; nous méritons donc de nous reposer un peu….
GP : Ce faisant, vous ne faites que remplir vos obligations vis-à-vis de vos parents. Vous savez ce que vous méritez, monsieur ? C’est le bonnet d’âne !
Merci messieurs.
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Discours de Monsieur Jean-Paul MAAS, Premier Adjoint
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Ou, peut-être, devrais-je dire simplement Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Nous sommes à nouveau réunis dans cette salle des fêtes « Olivier HUREAU » dont vous avez pu apprécier, je l’espère, l’environnement quelque peu amélioré, pour souhaiter à Thierry DUPOUÉ, notre maire, et à Michèle son épouse, les vœux les plus sincères du Conseil Municipal de santé, bonheur et prospérité et pour qu’il continue à œuvrer au service de vous tous, berneriennes et berneriens, et je ne doute pas que vous vous associiez à ces vœux.
J’aurais pu, comme il est d’usage, retracer les points majeurs de l’action municipale, aboutis ou engagés, qui ont marqué le cours de l’année qui vient de s’achever ; évoquer, pour ce qui concerne les personnels, les départs comme celui de Marinette LEMONNIER dont le poste au Centre Communal d’Action Sociale a été repris par Audrey GUIBERT, ou, celui de Marie JAGU partie vers d’autres horizons et dont les missions de planification et de surveillance des travaux viennent d’être reprises par Thierry FOUCHER.
Mais de tout cela, monsieur le Maire en parlera mieux que moi.
J’aurais pu, à l’aube de la dernière année pleine de notre mandat, vous proposer l’examen rétrospectif des engagements que nous avions pris et identifier tous ceux qui ont été ou seront concrétisés, malgré quelques difficultés imprévues comme la tempête Xynthia, les périodes de gel qui ont malmené le centre bourg et les espaces piétons supérieurs de la base nautique. Mais de tout cela, nous vous en avons longuement informé lors des cérémonies des vœux précédentes et au fil des bulletins municipaux.
J’aurais pu, toujours en reprenant nos engagements de campagne, citer ceux que nous n’avons et ne pourrons pas tenir, soit que le temps nous aura manqué, pris par des actions plus urgentes et imprévues, soit parce que nous n’avons pas souhaité, compte tenu du contexte national, alourdir la fiscalité, prolongeant la stabilité des taux d’imposition au-delà des trois années prévues. Mais, à la réflexion et à l’examen de nos propositions, il y aurait trop peu à dire.
C’est pourquoi, étant à l‘aube de l’année 2013 qui sera marquée par les célébrations du 150ème anniversaire de la naissance de la Bernerie, ancien village des Moutiers, érigée en commune sous le Second Empire par la Loi du 25 mars 1863, je vous propose d’évoquer quelques dates, quelques faits, quelques réalisations qui ont balisé la première partie de cette période longue d’un siècle et demi.
Les années ont passé, les conflits, les déchirements, les controverses qui ont émaillé le demi-siècle précédent cet évènement sont derrière nous, les relations avec les Moutiers sont cordiales comme en témoigne l’amicale présence de Jean Guillot son Maire à nos vœux et à de nombreuses cérémonies ou festivités, et notre avenir se construit à présent, pas à pas, de concert, dans le cadre de la Communauté de Communes de Pornic et de celui, encore plus vaste et pertinent du Schéma de Cohérence Territorial (le SCOT) du Pays de Retz.
Il est agréable de se replonger dans le passé de notre chère commune qui n’est « en Retz » que depuis le 4 décembre 1949 pour y picorer des instants de mémoire et y retrouver traces des changements réalisés au cours des mandatures successives et des réponses apportées aux souhaits exprimés par nos jeunes concitoyens.
Monsieur Nicolas AUCAM sera le premier maire élu en novembre 1863, il y restera jusqu’en 1870, succédé par son adjoint Armand GOYAUD. Les premières décisions du Conseil municipal concerneront le budget 1864 établi en recettes et dépenses ordinaires et extraordinaires à 2237 francs 31 centimes, la fixation de la rétribution scolaire servant rémunérer l’instituteur à 1franc 50 par mois pour les enfants au-dessous de neuf ans et à 2 francs au-dessus. Une demande de subvention au gouvernement de 4000 francs sera votée pour achever le clocher de la nouvelle église. Pour faire face aux réparations que nécessitent la Mairie et l’Ecole, une imposition complémentaire de 3 centimes le franc sera adoptée, avec l’approbation des 30 plus imposés de la commune, comme c’était l’usage. Elle produira une ressource nouvelle de 119 francs. Ce complément sera porté à 10 centimes le franc, à l’unanimité, pour le budget de l’année 1865.
Parmi les dépenses, on peut relever l’entretien des bâtiments de la Source, de la Mairie et, pour plus de 200 francs, les frais d’établissement du cadastre nécessité par la division d’avec les Moutiers.
La nouvelle commune souhaite aussi faire partie d’une circonscription où l’assistance médicale gratuite est organisée au bénéfice des indigents et y contribuer, avec l’aide de l’Etat et du Département. La liste des bénéficiaires est adoptée annuellement en Conseil.
Une demande de subvention est exprimée pour l’acquisition d’une armoire bibliothèque scolaire.
Une imposition supplémentaire de 5 centimes est votée pour l’entretien des chemins vicinaux, ainsi qu’une prestation de 3 jours, par prestataire, par cheval, par bœuf ou vache attelée et par voiture.
Il est proposé de taxer les personnes des communes voisines à 40 centimes la charrette de sable prélevé dans les dunes du Pont-Royal, près la Sennetière. Les travaux de défense de côte sont un souci permanent et nombre de délibérations s’y rapportent
La commune continue de prospérer et d’attirer par ses plages et sa source ferrugineuse les « Etrangers ». En 1868, un marché de denrées supplémentaire sera demandé pour le mardi et le vendredi pendant la saison des bains, soit juillet, août et septembre, en complément à celui du dimanche.
En novembre 1869, le Conseil municipal, consulté sur plusieurs tracés pour la ligne de chemin de fer Nantes / Pornic, opte pour le seul proposé passant par la Bernerie et s’engage à voter un concours financier de 1600 francs.
Le train passera donc à la Bernerie, une voie de garage y sera construite. L’affluence est telle que l’agrandissement de la gare par une salle d’attente d’été accolée au pignon Est sera décidée en 1899, année qui verra aussi la demande de rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental et l’établissement du réseau urbain.
La mairie et l’école sont alors toujours situées au niveau du commun de village de la Hervetière dont l’expropriation sera décidé en 1902 afin d’y créer une place publique et d’y planter quelques arbres.
Cette année-là, sous le mandat de Benjamin LACROIX qui durera de 1896 à 1921, il sera aussi proposé la création du chemin de la Gare et d’un escalier « avec une rampe en fer nécessitée pour la sécurité des voyageurs le long et au bord du ruisseau qui borde le chemin d’accès conduisant audit escalier ». Cet escalier sera élargi et amélioré en 1910, aqueduc et trottoir ayant été réalisés précédemment en 1908, rue de la Gare et rue de l’Eglise.
1902, c’est aussi, par obligation, la création d’une école communale de filles.
Deux années plus tard, soit plus de quarante ans après la naissance de la commune, « la question de l’éclairage public des rues et des places de la Bernerie ayant été décidé en principe, une commission est chargée de désigner les emplacements des lanternes et réverbères à placer et d’examiner les différents systèmes d’éclairage proposés ». Elle adoptera la lampe à pétrole Robert. 17 seront achetées avec leur support. Le garde champêtre sera chargé de l’entretien et de l’allumage.
Cette première dotation sera complétée de 11 lampes supplémentaires en 1909.
En 1906, le Conseil saisit l’opportunité de l’acquisition d’un terrain rue de Pornic en vue d’y construire une nouvelle mairie, l’école de garçons (ce qui permettra le transfert de l’école des filles à l’ancienne école et dispensera la commune d’une location coûteuse) et le logement des instituteurs. Monsieur DEVORSINE, architecte à Nantes est chargé d’établir les plans des bâtiments, puis ceux des jardins en 1911
En juillet 1908, une lettre du Ministre de l’Intérieur est adressée aux municipalités de toutes les stations balnéaires de France pour recommander les mesures d’hygiène et de salubrité qu’exige le grand nombre de baigneurs et touristes. Le Maire propose alors une série de travaux réclamés depuis longtemps mais que l’absence de ressources n’a pas permis d’examiner plus tôt : on y retiendra l’aménagement de puit public à la Patorie, des aménagements de sentiers et l’amélioration de caniveaux souvent chargés d’eaux usées (à la Patorie, à la Croix Lucas, rue de la Mer, rue de Noirmoutier), la création d’un aqueduc couvert sur le ruisseau bordant le chemin d’accès à l’escalier de la Gare, etc
En 1910, la Compagnie départementale d’énergie électrique propose de s’engager à installer à ses frais à la Bernerie l’usine et la canalisation nécessaire à l’éclairage de la commune : elle assurera l’éclairage des voies publiques par 44 lampes à filaments métalliques de la puissance de 32 bougies, soit 35 dans le bourg, 5 à la Sennetière, 4 à la Rinais plus 2 lampes de 25 bougies à la Mairie. La commune concède à ladite Compagnie l’éclairage public et la distribution d’énergie électrique pour 40 années et lui donne jouissance gratuite d’un vieux bâtiment et d’un terrain de 1000 m² situé au lieu-dit « la Source ». La commune paiera annuellement 650 francs, ce qui correspond à la dépense de l’éclairage au pétrole.
Les préoccupations des années 1911-1914 concernent aussi les autorisations de jeux de petits-chevaux et de baccarat aux casinos « Bellevue », « de la Plage », des constructions de perrés ou d’épis, privés ou non, la demande d’un second facteur des postes, l’acquisition d’une nouvelle horloge communale quatre cadrans de chez Lussault, dans la Vienne, au prix de 2250 francs, à installer dans le clocher de l’église, pour remplacer celle très vieille et très usée qui s’y trouve et dont les grandes variations causent souvent bien des ennuis aux voyageurs se rendant à la gare et auxquels elle fait manquer le train.
Voici, dans les grandes lignes, quelques éléments relevés dans les délibérations du Conseil Municipal, lors des cinquante premières années de la commune. Ainsi donc, très rapidement quelques-uns des vœux de nos jeunes et nouveaux berneriens auront été rapidement satisfaits, d’autres auront attendus plus longtemps.
De tout temps, il aura été nécessaire de procéder à des arbitrages financiers et si les idées ont rarement manqué, les ressources, le temps, les tracas administratifs ont parfois tempéré les ardeurs des municipalités successives. Les problèmes de voiries, d’écoulements des eaux, de protection du rivage sont et seront récurrents.
J’espère que cette petite plongée dans le passé de notre commune vous aura plu et en incitera plus d’un à rejoindre les bénévoles, particuliers ou en association, qui entourent déjà Chantal GUITTONNEAU et Christiane MEISART, nos élues chargées d’organiser les cérémonies commémoratives et les expositions. Il y a tant à chercher et à retrouver pour mieux comprendre la Bernerie d’aujourd’hui et préparer celle de demain.
Je ne vous donne pas leurs adresses, mais sachez qu’il faudra attendre avril 1965 pour qu’une délibération propose « en vue de permettre aux estivants de trouver plus facilement la villa qu’ils ont louée, et de faciliter le travail des préposés aux P et T, il est décidé de doter les maisons de numéros. Pour cette année, seul le centre en sera pourvu, c’est-à-dire les rues principales… et un agent temporaire sera nommé pour relever sur place le nombre des plaques à commander ».
Après ce bref retour dans le passé, qui n’est bien sûr pas exhaustif, je laisse la parole à Thierry DUPOUÉ, notre maire, en lui renouvelant tous mes vœux.
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Discours du Maire, M. Thierry DUPOUÉ
Monsieur le Conseiller général
Monsieur le Président de la communauté de communes de Pornic
Messieurs les Maires des communes d’Arthon, de Chauvé, de St-Michel-Chef-Chef, de La Plaine-sur-Mer, de Pornic, de Préfailles et des Moutiers-en-Retz.
Mesdames et messieurs les élus
Messieurs les représentants de la gendarmerie,
Monsieur le chef de corps des sapeurs-pompiers de La Bernerie
Mesdames messieurs les représentants des associations, des instances civiles , militaires et religieuses
Mesdames messieurs les membres de Conseil des Sages et du Conseil Municipal des Enfants.
Chers amis,
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Monsieur le Premier adjoint, cher Jean Paul,
Je te remercie ainsi que toute l’équipe municipale pour tes vœux que je sais sincères et chaleureux. L’occasion m’est donnée de souligner la parfaite cohésion de notre équipe et le plaisir que nous avons à travailler ensemble. Les sensibilités différentes de chacun s’expriment toujours dans un climat exemplaire de respect mutuel et de solidarité mise au service de l’intérêt général de La Bernerie. Permets-moi en retour de t’adresser ainsi qu’à ton épouse Chantal mes vœux les plus sincères.
J’adresse également mes vœux de bonne année aux équipes municipales qui quotidiennement contribuent par leur travail à rendre la vie la plus agréable possible aux berneriens, de souche, de cœur, d’adoption ou de passage. Je pense aux services techniques qui font un travail remarquable pour que notre commune soit propre et accueillante toute l’année, aux services administratifs qui vous accueillent 6 jours sur sept, au CCAS toujours à l’écoute des plus fragiles, à notre Police municipale, à l’Office de tourisme, au personnel des écoles.
L’année 2012 est maintenant derrière nous. Elle aura été marquée par la concrétisation de travaux structurants pour notre commune. Jean Paul a évoqué l’issue des procédures judiciaires engagées à l’encontre des entreprises responsables du gel des pavés posés en 2003 et 2007. Ces sinistres ont empoisonné la vie des berneriens et de l’équipe municipale. Après trois ans de bataille juridique la commune a été justement indemnisée. Le cœur de bourg a retrouvé son aspect normal.
Les enrochements de notre plan d’eau mis à mal lors de la tempête Xynthia ont été entièrement remaniés et renforcés. Les aménagements de valorisation et d’accessibilité du plan d’eau cofinancés par le Conseil général et le Conseil régional ont été menés à bien et semblent appréciés de nos concitoyens notamment par les mamans avec leurs jeunes enfants et les personnes qui se déplacent difficilement.
Vous avez pu apprécier, en arrivant, la réfection du parking Wilson entièrement rénové et mis aux normes. L’espace partagé avec les camping-cars est clairement identifié, des stationnements supplémentaires pour les véhicules et pour les deux roues ont été mis en place côté rue Tapié Delhommeau. Un jeu de boules est à la disposition des berneriens et des touristes de passage.
Les travaux d’aménagement de la première tranche de la ZAC de La Rogère sont enfin entrés dans la phase opérationnelle. Sur les 48 prévus, une vingtaine de lots sont vendus, les constructions sont démarrées. Sept logements locatifs sociaux ,cinq logements en accession sociale et deux lots libres en primo accession y trouveront leur place dans un environnement particulièrement préservé.
Dans l’attente des subventions du Centre National du Cinéma, du Conseil Général, et du Conseil Régional, la commune a porté financièrement la migration du cinéma vers un équipement numérique de grande qualité. Une équipe de bénévoles impliquée assure le fonctionnement de la salle et propose plus de 150 projections par an. Qu’ils soient ici remerciés pour leur engagement dans la durée.
Si l’économie de notre commune repose avant tout sur le tourisme, il convient de favoriser également le développement des activités créatrices d’emploi tout au long de l’année. C’est le sens de notre implication dans la zone artisanale du Pré Boismain dont la première tranche est maintenant terminée.
Parlons maintenant de l’avenir :
Les délais de procédure judiciaire ne nous ont pas permis de réaliser la réfection de l’esplanade de la Base nautique en 2012. Ce délai a été mis à profit pour approfondir les causes et les remèdes des désordres apparus sur le couronnement du bâtiment. Les erreurs de conceptions vont être corrigées par la reprise des gardes corps notamment. Dans la continuité de la promenade Wilson, le revêtement de l’esplanade Louis LACROIX sera remplacé par des pavés non gélifs et non glissants. La fin des travaux est prévue pour mi- juin 2013.
La dernière tranche du plan triennal des travaux de défense contre la mer est engagée. Elle concerne le confortement d’épis et les transferts de sable qui auront lieu à partir de mars.
Le chantier du haut de plage a démarré en septembre dernier. Il se poursuivra jusqu’en mai 2013. A l’image de ce qui existait autrefois, pour ceux qui l’ont connu, le projet consiste à poser un platelage en bois qui reliera l’extrémité de la rue de la Mer à la rue du Récif. Cet ouvrage complétera le cheminement littoral, devenu possible à partir de la rue du Lit d’eau jusqu’à la rue du Récif. L’extrémité de la place Bellevue sera ouverte vers la mer avec un accès à la grande plage. Cet équipement s’inscrit dans la continuité des aménagements du littoral engagés depuis le début des années 2000. Il contribuera à l’embellissement de notre commune. Je rappelle que ce projet est financé à près de 90% par l’indemnité perçue par la commune au titre du préjudice subi par notre littoral lors de la catastrophe de l’ERIKA. Le Conseil Général finance le solde au titre des chemins de randonnée.
Après le quartier de Crève cœur, la rue Georges Clémenceau, la rue des Carrés, la rue Sainte Thérèse, la rue de la Corderie, la rue des Platanes, la rue des Tamaris, la rue Capitaine Debouté en cours, les travaux d’effacement des réseaux se poursuivront à partir de février rue Alsace Lorraine.
La Communauté de communes dispose maintenant de presque tous les éléments pour démarrer le chantier de réhabilitation de la gare de La Bernerie. Afin de se conformer à la demande du Conseil régional un espace sera réservé pour les services aux voyageurs. L’essentiel du bâtiment sera destiné à la création du Centre de ressources historiques piloté par les Historiens du Pays de Retz.
Le Conseil Régional a confirmé son soutien financier à hauteur de 50% du montant global et le Conseil Général a donné son accord de principe sur un financement d’environ 20% dans le cadre du contrat de territoire. Le solde sera financé par la Communauté de commune et la commune qui apportera sa contribution à hauteur de 8%.
Le rayonnement de ce projet dépasse largement les limites de la commune de La Bernerie. C’est pourquoi j’ai proposé qu’il soit porté par la Communauté de communes de Pornic. Aussi, je voudrais remercier les maires, ici présents, qui m’ont soutenu dans ce projet et en particulier le Président de la communauté de communes Philippe BOENNEC sans qui ce projet n’aurait jamais pu aboutir. Son soutien a été déterminant.
De son côté l’association des maires du Pays de Retz dont le Président Jean-Luc LEBRIGAND est ici présent, s’est engagée par convention à aider financièrement les historiens.
Le projet de réhabilitation du bâtiment, inscrit au patrimoine exceptionnel de notre ZPPAUP, devra recevoir l’avis favorable de l’Architecte des Bâtiments de France, garant d’une restauration dans les règles de l’art. Si tout va bien le démarrage des travaux aura lieu en septembre.
Depuis plusieurs années la commune envisage la réalisation d’un complexe sportif et de loisirs sur le site des Grands Prés, sur lequel est déjà implantée la salle omnisports Guy PRESSENSE. La création de ce complexe sportif et de loisir va permettre de pallier au déficit et à la vétusté de certains équipements sportifs sur la commune. Ceci concerne notamment le football, le tennis et la gymnastique mais pourra également concerner d’autres activités. L’ensemble s’inscrira dans une démarche de développement durable visant à réduire l’impact environnemental de cette réalisation (économie d’énergie, gestion de l’eau, conservation et amélioration de la qualité paysagère du site). Pour des raisons budgétaires, la réalisation de ce complexe sera phasée sur plusieurs années. Pour ce faire l’équipe municipale a travaillé sur l’élaboration du programme des équipements. Celui-ci comprend le transfert du terrain de football actuellement près du cimetière, l’extension de la salle omnisport pour la pratique de la gymnastique, un terrain multisport et enfin la construction de deux courts de tennis couverts.
En vue de l’acquisition des terrains par voie d’expropriation, le dossier préalable de déclaration d’utilité publique et toutes les pièces qui s’y rapportent ont été déposés en préfecture au mois de mai 2012. L’enquête publique aura lieu probablement en avril. Dans un premier temps la réalisation des deux tennis couverts sera lancée avant la fin de l’année.
Il reste beaucoup à faire, notamment dans les domaines de la voirie et des bâtiments communaux. Pour ces derniers, des travaux de réfection de toiture seront prochainement engagés pour l’ancienne Caserne des pompiers, la Maison Magrès et l’Office de tourisme. Des travaux d’aménagement intérieur suivront.
S’agissant des voiries, les travaux du gaz, les effacements de réseau, le remplacement des branchements plomb, les réfections des conduites d’eaux potables ont mis à mal nos chaussées et ce n’est pas fini. Je suis conscient de cette situation. Cependant il convient d’engager les dépenses dans le bon ordre comme cela a été le cas pour le parking de cette salle. En effet, personne ne comprendrait que nous ouvrions une chaussée neuve pour reprendre un réseau sous-terrain défectueux ou pour enterrer des lignes électriques. C’est pourquoi nous avons accéléré les programmes d’effacement des réseaux et engagé une étude de fond sur l’état du réseau d’eaux pluviales. Ce travail est en cours. D’ores et déjà la Conseil Général a été saisi pour la réfection du tapis d’enrobé de l’artère principal de la Bernerie, rue Georges Clémenceau et rue Alsace Lorraine.
Prochainement, avant la fin du mois de mars , des dispositifs de ralentissements de la circulation seront testés sur la route des Moutiers. Il s’agit de chicanes ou d’écluses qui seront pérennisées si les résultats sont positifs.
Le Conseil Municipal a décidé lors de sa séance du 17 décembre dernier, pour la cinquième année consécutive, de ne pas augmenter les taux des impôts communaux. Parallèlement la dette par habitant a été réduite et la capacité d’autofinancement a été augmentée ce qui permet à la commune de poursuivre son programme de développement sans augmenter les impôts. Les projets en cours et à venir contribueront au dynamisme de notre commune et à la constante amélioration de notre cadre de vie.
Le Président nous parlera tout à l’heure de la Communauté de Communes. Je voudrais seulement dire un mot des activités dont je m’occupe plus particulièrement et tout d’abord l’Aquacentre. Cet équipement ouvert dans sa totalité depuis le 22 mai 2010 est un acte politique fort qui consiste à offrir à tous nos habitants, et en particulier nos enfants, la possibilité d’apprendre à nager. L’Aquacentre accueille les écoles primaires publiques et privées de la communauté de communes ainsi que la commune de Cheméré, de la grande section de maternelle jusqu’au CM2, les collèges de Pornic, Jean Mounès, Notre Dame de Recouvrance sur les classes de 6ème et de 3ème, le Lycée du Pays de Retz pour les classes de 1ère et de terminale.
L’Aquacentre propose également des créneaux d’ouverture au public, où chacun peut se détendre, pratiquer un sport. L’Aquacentre ce sont également des activités pour les bébés, pour les enfants, pour les jeunes et les moins jeunes, une école de natation et un espace bien-être avec sauna et hammam.
La voile scolaire permet à nos enfants de CM1 et CM2 de suivre chaque année 8 séances de voile dans les cinq bases nautiques de notre Communauté de Communes. Cette année les clubs recevront 715 élèves pour un budget prévisionnel de 80000€ hors frais de transport. A titre d’exemple la base nautique de La Bernerie recevra cette année 113 enfants des écoles de Chauvé et de La Bernerie.
Enfin, nous avons mis en place l’opération de marquage des vélos appelé ‘’Bicycode’’. En 2012, 193 vélos ont été marqués dont 43 à La Bernerie. En relation avec la gendarmerie, le marquage facilite l’identification des propriétaires des vélos en cas de vol.
L’année 2013 sera marquée par le 150ème anniversaire de la commune de La Bernerie-en-Retz. Pour célébrer cet événement, des animations seront organisées notamment le 23 mars et le dimanche 22 septembre lors du festival des Grandes marées. J’invite tous ceux d’entre vous qui le souhaitent à s’associer à ces festivités.
Enfin je voudrais vous informer que la population de La Bernerie est passée officiellement en ce début d’année à 2617 personnes en résidence principale.
43 personnes sont décédées, nous avons marié 17 couples d’hommes et de femmes et enregistré 10 naissances.
Au nom de l’équipe municipale, j’adresse à chacune et chacun d’entre vous, à vos familles, à vos amis, mes vœux les plus chaleureux de bonne et heureuse année 2013.
Le Maire Thierry DUPOUE
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Remise de la Marianne par M. Henri BABONNEAU et M. BARRETEAU:
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HOMMAGE à un BERNERIEN
A l’occasion de cette cérémonie des vœux, je voudrais mettre à l’honneur un bernerien très connu de nos concitoyens :
Né en région parisienne, ancien chauffeur poids lourds, il vient tout d’abord à La Bernerie pour les vacances. Atteint d’une grave maladie, il doit cesser son travail et décide de s’y installer définitivement en juin 2000.
Il n’est pas homme à se morfondre sur son sort et décide de s’investir dans la vie associative de La Bernerie.
Il rejoint l’équipe de l’Entente sportive de la Baie et de la Maison des jeunes.
En 2006 à la demande de Monsieur PAPELARD, il assume la fonction de vice-président de l’Association des propriétaires fonciers.
Depuis 2003 il organise chaque année le Téléthon à La Bernerie.
Il a été à l’origine puis il a accompagné la fusion des deux associations Maison des jeunes et Jeunes enfants du Pays de retz dont il a été Président pour créer la nouvelle association ‘’Roule ta bille’’. Cette association assure l’accueil des enfants en multi accueil, en périscolaire et durant les congés.
Malgré la grave maladie qui le handicap, il ne conçoit pas la vie sans activité et sans se rendre utile pour les autres. Exemple du bénévolat, il recevra en 2008 le Diplôme d’honneur du bénévolat par la Fédération française des médaillés jeunesse et sports.
Mesdames messieurs, je vous demande d’applaudir Monsieur Daniel GILET










